© Elise Peroi

Forêt

Cette pièce à été réalisée dans le cadre de l’exposition “Là où se trouve la forêt” à la galerie du Botanique de Bruxelles, un commissariat de Gregory Thirion.

L’installation “Forêt” est composée de quatre pièces qui peuvent s’agencer ensemble ou de manière dissociable. Comme une forêt, cette installation est en devenir.
Ces pièces parlent de la verticalité, de la frontalité de la forêt et de la néces- sité d’y associer l’horizontalité, telle que les branches d’un arbre pour créer l’équilibre. Elle questionne la notion de dormance dûe à l’ombrage des feuil- lages qui oblige certaines graines à attendre les percées lumineuses, avant de pouvoir peut-être germer.

Les jeux de vide et de plein amenés par une technique de double chaines qui induit des espaces non tissés, conduisent à matérialiser cette idée de feuil- lage et de lumière vibrante qui se perçoit en forêt.
La pièce est en volume et donne l’impression de densité, de couches suc- cessives d’arbre dans lesquels nous pouvons plonger, car cette construction peut être traversée, contournée et le point de vue varie selon l’endroit où nous nous trouvons.

Techniquement chaque pièce est réalisée à partir d’une peinture de forêt sur un tissu de soie qui est peinte au préalable puis découpée en fines lamelles avant d’être retissée dans une chaine de lin donnant ainsi un côté vibrant à la peinture.

La peinture tissée est ensuite retendue sur un cadre, ici du hêtre de la forêt de Soignes (Bruxelles). Cette tension est créée par des barres horizontales qui retendent le tissage sans aucun point de fixation, ce qui signifie que la pièce est entièrement démontable.

Pour finir cette pièce pose également la question du support en peinture. La toile, se retrouve au même niveau que la peinture elle-même.